Plaies de léchage

Intervenants en comportement canin

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Hyperattachement

Anxiété de
séparation

Dépression de détachement précoce

ANXIÉTÉ DE SÉPARATION :

« Lorsque je m’absente, mon chien Chopin aboie, il hurle, détruit et n’est pas propre, au secours! »
Reconnaissez-vous ces comportements? Si oui, il se pourrait très bien qu’il s’agisse d’anxiété de séparation.

À partir de la  21e journée, le chiot s’attache à sa mère et vers la 35e journée la mère s’en détache. Ces étapes sont importantes pour l’équilibre du chiot. L’anxiété de séparation a d’abord été observée chez les chiots n’ayant pas bien vécu ces étapes. De plus, la nature étant ce qu’elle est, certains chiots ont également un pouvoir d’adaptation déficient causé par la génétique, et sont donc plus vulnérables, plus anxieux. Lorsque nous allons chercher notre chiot, vers l’âge de 8 semaines, nous le retirons de sa mère, de ses frères et sœurs et c’est alors qu’il s’attachera à nous. En tant qu’être d’attachement, nous devrions également nous détacher de notre chiot, tout comme la chienne l’aurait fait, et ce vers la 16e semaine. « Il rend l’adolescent autonome, c’est-à-dire apte à se centrer sur lui-même pour explorer le monde en toute confiance » (Joël Dehasse, l’éducation du chien).

Détachement  ne veut pas dire ne plus s’en occuper, mais tout simplement prendre un peu de distance, l’habituer à rester seul progressivement, un chiot de 3 mois peut rester seul 4 heures (1 hre de plus que son âge). Mais, plus souvent qu’autrement, le contraire se produit, car le chiot de 16 semaines est pour nous encore tout petit, et toutes ses demandes nous font souvent « craquer ».  Et avec raison, car un chiot c’est une petite boule de poil – un réel coup de cœur!

Les rituels : De plus, en se sentant coupable de laisser son chien seul toute la journée, on donne quelques gâteries, on prodigue des mots d’encouragement, avant de quitter pour le travail (rituel de départ) alors qu’au retour c’est la fête (rituel de retour), tout ceci est fait sans jamais penser que tous ces rituels peuvent contribuer à augmenter l’anxiété de notre chien lorsque vous êtes absents.

Mais… que faire alors si mon chien vit mal mes absences?
1º consulter  – 2º éviter les punitions, car les punitions ne feront qu’augmenter son anxiété. Imaginons que vous ayez quitté la maison le matin très tôt et qu’à votre arrivée le soir, le cadre de porte est grugé, les murs sont brisés, on retrouve de l’urine près de la porte d’entrée… vous sentez la moutarde vous monter au nez! Mais… le plus important, malgré votre colère est de vous efforcer de rester calme.

Pourquoi? Parce que tous ces dégâts ont fort probablement été faits quelques minutes après votre départ, que votre chien « Chopin » ne se rappelle même plus de ce qu’il a fait.  Je vous entends me dire : « il savait qu’il avait mal fait, il semblait tout penaud à mon arrivée» Attention! Malgré les intentions qu’on lui prête, il n’est aucunement désolé, « on aura reconnu, dans ces « manifestations de culpabilité », des signaux d’apaisement qui ne peuvent que répondre aux signaux de menace émis inconsciemment par les propriétaires lorsqu’ils découvrent l’étendue des dégâts » (Pathologie du comportement du chien, Patrick Pageat). Chopin n’associera pas la punition aux destructions qu’il a faites, et ne comprendra donc pas pourquoi il mérite une telle punition. La punition ne règle donc rien, mais plutôt contribuera à augmenter son anxiété.

En conclusion, l’anxiété de séparation non traitée peut se transformer en anxiété permanente, il faut donc la prendre au sérieux, pour votre bien-être et celui de votre chien.