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Dépression de détachement précoce

Tout le monde a déjà entendu parler de la dépression chez l’être humain.  Et bien, il arrive également qu’un chien vive une dépression.

Il existe plusieurs types de dépression chez le chien. Aujourd’hui, nous allons aborder la dépression de détachement précoce pour vous aider à en reconnaître les signes permettant de l’identifier.

Le chiot doit apprendre à quelle espèce il appartient. Cet apprentissage se nomme l’imprégnation et se fait habituellement à la 4e et 5e semaine de vie. Sa mère, ainsi que ses frères et sœurs vont y contribuer.

Or, la dépression de détachement précoce est due à une absence de soins maternels de la mère entraînant une absence d’imprégnation et d’attachement. (l’attachement à sa mère aurait dû se faire à partir de la 21e journée de vie).

Comment arrive t’on à cette situation?

Plusieurs raisons peuvent expliquer pourquoi on en arrive à cette situation. Il se peut que la mère décède en mettant ses chiots au monde, ou qu’il y ait un refus parfois agressif de la mère d’avoir des contacts avec ses chiots. Il se peut également que le chiot soit acquis dès la première ou deuxième semaine de vie, élevé au biberon sans autre contact, en lui prodiguant juste les soins nécessaires à le maintenir en vie.

Donc, et de façon générale, s’il y a une absence de soins maternels durant les premières semaines de vie, il y a une forte probabilité de se retrouver avec un chiot en dépression de détachement précoce.

Quels sont les signes nous permettant d’identifier la dépression de détachement précoce?

Le chiot ne joue pas, il ne fait pas les sottises habituellement décrites par les propriétaires de jeunes chiens. On pourrait le qualifier de « chien sage ».

Le chiot n’explore pas. Cet aspect est difficile pour lui, il a peu d’initiative.
L’exploration est importante chez un chiot, ça lui permet de recueillir des informations sur son environnement et d’être stable émotivement.

Chaque fois qu’il y a quelque chose de nouveau par exemple un bruit, un objet, une personne, etc., il va chercher à l’éviter, il favorise la fuite ou se trouve simplement paralysé.

Ses activités motrices sont extrêmement limitées. Par exemple, il fait quelques pas, s’arrête, s’assoit, se relève, refait quelques pas, s’arrête à nouveau. Ses déplacements s’effectuent très lentement. Il marche fléchi.

Il n’y a aucune forme de communication. Le regard est fuyant, inexpressif, la face est immobile, les oreilles et la queue n’expriment jamais d’émotion, le contact est difficile avec les propriétaires.

Il peut y avoir des crises de panique lors des tentatives de contact.  Par exemple, les caresses peuvent provoquer des tremblements. Il n’arrive même pas à supporter qu’on le regarde.

Le chien ne montre aucun signe d’attachement et est incapable de nouer des contacts avec d’autres chiens.

Il mange peu, en petite quantité et souvent la nuit.

Que faire?

Il est important de consulter rapidement.

Les premiers signes apparaissent très tôt.  Malheureusement, il est difficile, voire impossible de repérer la dépression au moment de l’acquisition, car l’acheteur du chiot ne les connaît pas. Les propriétaires consultent lorsque le chien a un âge avancé et qu’ils réalisent qu’ils sont incapables d’interagir avec leur chien; ce qui rend toute activité impossible.

Pour avoir des résultats, il faut intervenir rapidement (avant l’âge de 6 mois) sinon, c’est plus difficile.  Au delà de cette période, c’est encore possible de « récupérer » le chien, mais les résultats seront partiels et il pourrait y avoir des séquelles.