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Éducation positive ≠ tout permettre

Photo du rédacteur: Kim Carbonneau
Kim Carbonneau
il y a 13 minutes
2 min de lecture

Quand on parle d’éducation positive, il y a encore beaucoup de confusion autour du concept. Certains pensent que ça veut dire laisser le chien faire ce qu’il veut, ne jamais lui dire non ou éviter toute règle.


Ben… non. 😅


L’éducation positive ne veut pas dire qu’il n’y a pas de limites. Au contraire, les règles, les interdits et les attentes sont toujours là. Ce qui change, c’est la façon dont on va les enseigner et les faire respecter.


En éducation coercitive¹, on peut chercher à obtenir un comportement en utilisant la peur, la douleur, l’intimidation ou la contrainte. Le chien fait quelque chose parce qu’il veut éviter une conséquence désagréable.


En éducation positive², on cherche plutôt à créer les conditions qui vont permettre au chien de comprendre ce qu’on attend de lui, puis à renforcer les bons choix. La motivation devient donc une partie importante de l’apprentissage.


Et ça ne veut pas dire qu’on récompense chaque comportement pour toujours.


Prenons Maurice, un Aussiedoodle de 4 ans qui travaille notamment sur sa réactivité. Quand une distraction apparaît, il peut être beaucoup plus difficile pour lui de rester disponible et de faire les bons choix. On ne cherche pas simplement à lui dire « non, arrête » jusqu’à ce qu’il abandonne.


On va plutôt lui apprendre progressivement quoi faire dans ces situations.


Au début, les renforcements³ peuvent être fréquents parce qu’on construit le comportement. Puis, à mesure que Maurice comprend ce qu’on attend de lui et devient plus à l’aise, on peut diminuer progressivement la fréquence des récompenses.


Le but n’est pas de garder le chien dépendant d’une gâterie pour chaque mouvement de sa vie. 😅


Le but, c’est de créer un apprentissage assez solide pour que le comportement devienne de plus en plus naturel.


Et surtout, l’éducation positive ne consiste pas à éviter toute frustration au chien. Il peut avoir des limites. Il peut devoir attendre. Il peut se faire dire « pas maintenant ». Il peut devoir changer de comportement.


La différence, c’est qu’on lui apprend comment réussir, plutôt que de simplement lui apprendre à avoir peur de se tromper.


Pour moi, c’est ça, la grosse nuance : poser des limites sans avoir besoin de casser la confiance.


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¹ Éducation coercitive : approche qui utilise la contrainte, la peur, l’intimidation ou des conséquences désagréables pour modifier un comportement.


² Éducation positive : approche basée notamment sur le renforcement des comportements souhaités et sur la création d’un environnement qui favorise l’apprentissage, sans avoir recours à la peur ou à la douleur.


³ Renforcement : conséquence qui augmente la probabilité qu’un comportement se reproduise. Une récompense alimentaire peut être un renforcement, mais ce n’est pas le seul type de renforcement.




Références


- École de formation des intervenants canins du Québec — Notes de cours, formation d’intervenante canine.

- Fesch, Chloé. Éduquer son chien par le jeu : une méthode efficace pour renforcer la relation. Éditions Ulmer, 2024.

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